Étude d'impact et patrimoine en archéologie au Gabon

Sciences humaines - 260 pages - 155x235

ISBN : 9782342355642

Publié le : 07/04/2021


Dans la mise en œuvre d’une nouvelle politique de développement au Gabon, l’État, la Banque Mondiale et l’Unesco sont de plus en plus regardant sur l’application des lois. Le respect des exigences sur la protection du patrimoine archéologique notamment l’évaluation des données archéologiques est exigé par les Conventions de l’UNESCO de 1972 et de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et par la loi n°2/94 du 23 décembre 1994 portant sur la protection des biens culturels en République gabonaise. Tout projet nécessite désormais une étude d’impact environnementale et social. Le volet archéologie permet de prévenir les destructions des sites et d’amoindrir les dégâts.
Les grands travaux d’aménagement (routes, voies ferrées, carrières, exploitation forestière, constructions immobilières, urbanisme, barrage hydro-électrique, etc.) entraînent la destruction des vestiges enfouis. Chaque jour, de nombreux sites sont détruits, disparaissent sous les déblais des engins et des humains (les orpailleurs, cultivateurs, etc.). L’archéologie de sauvetage ou préventive intervient lorsqu’une opération d’aménagement d’un espace peut porter atteinte à un site archéologique. L’expression archéologie préventive n’est pas clairement définie et la politique nationale de conservation du patrimoine culturel, et particulièrement archéologique, reste encore balbutiante. L’archéologie préventive constitue la réponse à la menace de destruction des vestiges archéologiques que pourrait entraîner la réalisation d’un projet. Cette forme spécifique de recherche vise à assurer la sauvegarde du patrimoine archéologique menacé par la collecte systématique de données. Elle doit en principe et normalement se dérouler sous la forme de plusieurs opérations plus ou moins successives comme la collecte documentaire qui permet de faire un état des connaissances archéologiques sur la région en général.
Les raisons de ce dysfonctionnement de l’archéologie et de celle dites préventive réside dans un paupérisme de la législation, la mauvaise coordination administrative, et l’absence des ressources humaines et financières. Cet ouvrage est une recette de quelques études d’impacts pour des jeunes étudiants et archéologues. Il profite à exposer la richesse du patrimoine archéologique menacé et obtenue grâce à l’archéologie préventive qui ici, devient un outil en faveur du développement et de la préservation de notre environnement, de l’être humain et son identité sociale.


Version papier : 33,00 €
Version numérique au format PDF : 4,99 €

L'AUTEUR



Fereole Clarpin Moussounda, est archéologue et enseignant à l’université Omar Bongo de Libreville. Il a étudié à l’université de Tours et de Paris I Panthéon-Sorbonne. Il est le responsable de la filière archéologie et membre du Laboratoire National d’Archéologie (LANA) au département d’Histoire et Archéologie. 

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